Verges Francoise

Un féminisme décolonial

Un féminisme décolonial 9782358721745

22.95$

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Disponibilité: En main

Dans le débat public, être « décolonial » est une infamie. Dans les universités, dans les partis de gauche et d’extrême gauche, les syndicats, les associations féministes, partout on traque une « pensée décoloniale » infiltrée et funeste pour le vivre-ensemble. Dans ce livre, Françoise Vergés élucide l’objet du scandale. Le féminisme décolonial révèle les impensés de la bonne conscience blanche ; il se situe du point de vue des femmes racisées : celles qui, travailleuses domestiques, nettoient le monde ; il dénonce un capitalisme foncièrement racial et patriarcal.

Ces pages incisives proposent un autre récit du féminisme et posent les questions qui fâchent : quelles alliances avec les femmes blanches ? Quelle solidarité avec les hommes racisés ? Quelles sont les premières vies menacées par le capitalisme racial ? Pourquoi les néofascismes s’attaquent-ils aux femmes racisées ? Ce livre est une invitation à renouer avec la puissance utopique du féminisme, c’est-à-dire avec un imaginaire à même de porter une transformation radicale de la société.

Féministe antiraciste, présidente de l’association « Décoloniser les arts », est l’auteure de plusieurs ouvrages et articles en français et en anglais sur l’esclavage colonial, le féminisme, la réparation, le musée. Dernier ouvrage paru : (2017).

Coup de 💙 de Laurence

Chaque essai de la féministe réunionnaise Françoise Vergès est percutant. À choisir, je vous conseillerais de les lire tous, à commencer par son ouvrage « un féminisme décolonial », publié aux éditions de La Fabrique en 2019.
Les enjeux féminismes sont traversés par le système patriarcal capitaliste, et donc colonialiste, qui est le nôtre. C'est une réalité : nos droits, en tant que personnes blanches, s'appuient sur une exploitation historique des « minorités ». Dans ce contexte, le féminisme décolonial révèle les angles morts de la bonne conscience blanche, « il se situe du point de vue des femmes racisées ».