DUMONT FERNAND

VIGILE DU QUEBEC

12.95$

398473
Quantité
- +

Disponibilité: Délai de 4 à 6 jours.

Les textes rassemblés dans ce livre, paru pour la première fois en 1971, témoignent d’une certaine urgence : au lendemain de la Crise d’octobre, il semble que la déroute de la société québécoise ne laisse que peu de raisons d’espérer. Refusant d’abdiquer, Dumont choisit de placer en exergue de son livre une citation d’Ernest Renan écrite dans la foulée de la défaite française de 1870 : « Souvenons-nous que la tristesse seule est féconde en grandes choses, et que le vrai moyen de relever notre pauvre pays, c’est de lui montrer l’abîme où il est. » C’est ainsi au tréfonds de la tristesse que lui inspire la recherche difficile d’une nouvelle conscience collective que Fernand Dumont puise les motifs de la construction d’un pays et d’un socialisme d’ici. Les pages de La vigile du Québec témoignent de cette irréductible espérance. JEAN-PHILIPPE WARREN

Femand Dumont (1927-1997) est né dans une famille ouvrière, à Montmorency, une petite ville non loin de Québec. Après des études au Séminaire de Québec, il obtient une maitrise en sociologie de la faculté des sciences sociales de l’Université Laval, puis un doctorat en sociologie de la Sorbonne et un autre en théologie à nouveau de Laval. Professeur au departement de sociologie de l’Université Laval de 1955 à 1994, il laisse une oeuvre riche et diversifiée qui comprend de la poésie (La part de l’ombre), mais qui porte principalement sur la théorie de la culture (Le lieu de l’homme), sur la théologie (L’institution de lathéologies, sur I’épistémologie (L’anthropologie en l’absence de l’homme) et sur le Québec (Genèse de la société québécoise). Au début des années 1960, il a été cofondateur, avec Jean-Charles Falardeau et Yves Martin, de la revue Recherches sociographiques. En 1979, il devient le premier président de l’Institut québécois de recherche sur la culture dont il assumera la direction jusqu’au début des années 1990.